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Quand un parent s’en va

Il y a d’abord la maladie et avec elle, ce corps qui n’est plus tout à fait celui que
l’on a connu. Un corps fatigué, amaigri, parfois douloureux.
Il y a les mots que l’on choisit ou plutôt ceux que l’on évite.
On dit : « Ça va aller mieux. ». On le dit pour rassurer. Pour se rassurer aussi
alors que, quelque part, on connaît déjà la fin.
Le parent malade sait. Il sait souvent avant qu’on ose se l’avouer mais il ne dit
rien.
Il observe. Il scrute les regards, les silences, les hésitations.
Et puis, parfois, les mots arrivent enfin. Des mots simples. Essentiels. Des « je
t’aime » plus appuyés. Des remerciements. Des pardons.
Il y a les gestes aussi. Les mains que l’on serre plus longtemps. Les regards que
l’on soutient. La présence que l’on offre, coûte que coûte.
On donne alors toute son énergie comme si aimer pouvait encore retenir la vie.
Et puis vient l’annonce. Brutale… même si on s’y attendait.
La mort. Le choc. Les pleurs. Cette sensation étrange et physique d’avoir perdu
ses bras, ses jambes, comme si le corps ne savait plus comment tenir debout.
Arrive alors très vite le manque. Immense. Irrattrapable. Et cette phrase qui
s’impose, sans détour : Rien ne sera plus jamais comme avant.

L’absence, Le vide.

Un téléphone qui ne sonne plus. Une chaise vide autour de la
table familiale. Un silence nouveau, lourd.
Et puis les souvenirs qui surgissent partout. Dans une odeur. Une chanson. Un
lieu.
La vie continue. Parce qu’elle doit continuer. Mais autrement.
Faire son deuil, ce n’est pas oublier. C’est apprendre à vivre avec l’absence. À
faire une place à celui ou celle qui n’est plus. Autrement.
Perdre un parent, ce n’est pas seulement perdre quelqu’un. C’est perdre une part
de soi.
Il faut apprendre, doucement, à se reconstruire avec ce manque.
Le programme « Me relever » s’adresse aux femmes qui traversent ou ont
traversé une épreuve de vie telle que celle-ci. Il offre un espace pour déposer ce
qui n’a pas toujours pu être dit, accueillir les émotions, comprendre ce qui se joue
à l’intérieur et retrouver peu à peu un ancrage plus stable.
OSmosEA très vite pour la présentation de mon programme “Me relever”.
Catherine

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