Camille était une bonne élève. Plutôt à l’aise dans toutes les matières. Curieuse. Sérieuse. Investie. Et pourtant quand on lui demandait « Alors, tu veux faire quoi plus tard ? », Camille ne savait pas.
Elle n’avait pas de rêves précis. Pas de vocation évidente. Seulement une envie confuse de bien faire et… de ne pas se tromper.
Camille venait d’un milieu modeste. Ses parents travaillaient dur. Ils lui avaient offert l’essentiel, parfois plus que ce qu’ils pouvaient.
Alors la question de l’orientation n’était pas seulement une question de désir mais de possibilités.
Autour d’elle, la pression montait. Il fallait choisir. Il fallait être raisonnable. Il fallait surtout « devenir quelqu’un ».
Camille parlait parfois de devenir infirmière parce qu’elle aimait aider, parce qu’elle savait écouter. Puis un jour, elle évoqua le rêve d’être hôtesse de l’air. Elle aimait les langues et les apprenaient facilement. Et puis, on lui disait qu’elle avait « le physique ».
Mais ces rêves semblaient lointains. Trop coûteux. Trop incertains.

