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Catherine OSmose histoire de Camille de Catherine Mayeux coach de vie

Quand on ne sait pas encore…

Camille était une bonne élève. Plutôt à l’aise dans toutes les matières. Curieuse. Sérieuse. Investie. Et pourtant quand on lui demandait « Alors, tu veux faire quoi plus tard ? », Camille ne savait pas.
Elle n’avait pas de rêves précis. Pas de vocation évidente. Seulement une envie confuse de bien faire et… de ne pas se tromper. 

Camille venait d’un milieu modeste. Ses parents travaillaient dur. Ils lui avaient offert l’essentiel, parfois plus que ce qu’ils pouvaient.
Alors la question de l’orientation n’était pas seulement une question de désir mais de possibilités.
Autour d’elle, la pression montait. Il fallait choisir. Il fallait être raisonnable. Il fallait surtout « devenir quelqu’un ».

Camille parlait parfois de devenir infirmière parce qu’elle aimait aider, parce qu’elle savait écouter. Puis un jour, elle évoqua le rêve d’être hôtesse de l’air. Elle aimait les langues et les apprenaient facilement. Et puis, on lui disait qu’elle avait « le physique ».

Mais ces rêves semblaient lointains. Trop coûteux. Trop incertains. 

On lui rappela vite la réalité

Les études privées. Les écoles hors de prix. Les concours. Les risques.

Alors, on orienta Camille vers quelque chose de plus sûr. L’université. Le droit. Parfois, à demi-mot, sa mère ajoutait « et puis, qui sait, elle pourrait épouser un avocat. »

Camille n’a rien dit. Elle a fait ce qu’on attendait d’elle. Elle s’est adaptée. Mais à l’intérieur, quelque chose s’est refermé. Comme si son désir n’avait jamais vraiment eu le droit d’exister. Comme si ses envies étaient secondaires. Comme si choisir pour elle-même était un luxe. 

L’orientation scolaire, ce n’est pas seulement choisir un métier. C’est souvent le premier endroit où l’on apprend à renoncer. A ses rêves, à son intuition, à ce qui nous anime vraiment. 

Aujourd’hui, en accompagnant des femmes,

 Je retrouve souvent cette Camille-là. Celles qui ont « bien fait », celles qui ont suivi le chemin le plus raisonnable et qui des années plus tard, se demandent pourquoi quelque chose sonne creux.

Je rencontre aussi des adolescentes à ce moment précis de bascule. Celles qui ne savent pas, celles qui sentent une pression immense, celles qui ont besoin qu’on les aide à s’écouter, pas seulement à choisir.

L’orientation n’est pas qu’une question de dossier ou de débouchés, c’est d’abord une question d’identité.
Il est possible, à tout âge, de revenir à soi même après avoir longtemps suivi un chemin qui n’était pas tout à fait le sien. 

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