Camille avait un poste à responsabilités. De la reconnaissance officielle.
Et pourtant, chaque matin, son corps résistait avant même qu’elle n’arrive au
bureau.
Camille était hypersensible. Elle ne mettait pas ce mot-là sur ce qu’elle vivait. Elle
disait seulement : « Je ne suis pas à ma place. »
Elle travaillait bien. Avec conscience. Avec implication. Avec une loyauté sincère
envers son équipe et sa mission.
Mais autour d’elle, quelque chose s’est mis à changer.
Des regards qui s’appesantissent.
Des remarques à double sens.
Des silences qui parlent plus fort que les mots.
Des décisions prises sans elle.
Des informations oubliées.
Des réunions où elle n’est plus conviée.

Quand le travail devient un lieu de survie.
On lui prête des intentions qu’elle n’a pas.
On l’imagine ambitieuse, menaçante.
On suppose qu’elle veut prendre la place des autres, alors qu’elle veut seulement
faire la sienne.
La jalousie ne crie pas. Elle ronge en silence.
Peu à peu, Camille doute. De ses compétences. De sa légitimité. De sa valeur.
La remise en question devient permanente. Elle analyse chaque geste, chaque
mot.
Elle se demande ce qu’elle a mal fait. Ce qu’elle aurait dû être autrement.
L’estime d’elle-même s’effrite. La confiance s’effondre.
Une petite voix s’installe :
« Je ne suis pas à la hauteur. »
« Je ne suis pas faite pour ça. »
« Je ne suis bonne à rien. »
La violence ne vient plus seulement de l’extérieur. Elle se retourne contre elle.
On suppose qu’elle veut prendre la place des autres, alors qu’elle veut seulement
faire la sienne.
La jalousie ne crie pas. Elle ronge en silence.
Peu à peu, Camille doute. De ses compétences. De sa légitimité. De sa valeur.
La remise en question devient permanente. Elle analyse chaque geste, chaque
mot.
Elle se demande ce qu’elle a mal fait. Ce qu’elle aurait dû être autrement.
L’estime d’elle-même s’effrite. La confiance s’effondre.
Une petite voix s’installe :
« Je ne suis pas à la hauteur. »
« Je ne suis pas faite pour ça. »
« Je ne suis bonne à rien. »
La violence ne vient plus seulement de l’extérieur. Elle se retourne contre elle.
Camille devient dure avec elle-même.
Elle se reproche de ressentir trop. De ne
pas tenir. De ne pas être plus forte. Exigeante. Implacable.
Elle se fait violence pour continuer. Elle s’épuise à vouloir prouver. À vouloir
mériter sa place.
Le soir, son corps commence à parler pour elle : maux de ventre, maux de dos,
insomnies, fatigue qui ne passe pas, maladies à répétition.
Elle se réveille la nuit, le cœur serré, rejoue les scènes et cherche ce qu’elle a fait
de mal.
Au travail, les coups ne sont jamais visibles. Ils sont feutrés, stratégiques, parfois
souriants.
Camille rentre chez elle épuisée. Elle ne comprend pas encore que ce qu’elle vit a
un nom.
Le harcèlement n’est pas toujours brutal. Il est souvent insidieux. Progressif. Il
s’installe là où la sensibilité dérange, là où la compétence révèle, là où l’humanité
fait peur.
Camille n’était pas faible. Elle était juste trop vivante dans un système qui ne l’était
plus.
Et un jour, son corps a dit stop. Pas par faiblesse. Par survie.
Se relever commence parfois ainsi : en cessant de se faire violence, en
reconstruisant la confiance et en comprenant que l’on n’était pas le problème.
pas tenir. De ne pas être plus forte. Exigeante. Implacable.
Elle se fait violence pour continuer. Elle s’épuise à vouloir prouver. À vouloir
mériter sa place.
Le soir, son corps commence à parler pour elle : maux de ventre, maux de dos,
insomnies, fatigue qui ne passe pas, maladies à répétition.
Elle se réveille la nuit, le cœur serré, rejoue les scènes et cherche ce qu’elle a fait
de mal.
Au travail, les coups ne sont jamais visibles. Ils sont feutrés, stratégiques, parfois
souriants.
Camille rentre chez elle épuisée. Elle ne comprend pas encore que ce qu’elle vit a
un nom.
Le harcèlement n’est pas toujours brutal. Il est souvent insidieux. Progressif. Il
s’installe là où la sensibilité dérange, là où la compétence révèle, là où l’humanité
fait peur.
Camille n’était pas faible. Elle était juste trop vivante dans un système qui ne l’était
plus.
Et un jour, son corps a dit stop. Pas par faiblesse. Par survie.
Se relever commence parfois ainsi : en cessant de se faire violence, en
reconstruisant la confiance et en comprenant que l’on n’était pas le problème.
OSmosE — A très vite pour la présentation de mon programme “Me relever”.
Catherine