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Briser sa peur, retrouver sa vie

Il y a des femmes qui savent faire bonne figure. Devant leur famille. Devant leurs
amis.

Devant l’école de leurs enfants. Au travail.

Elles sourient. Elles assurent. Elles tiennent.

Elles protĂšgent leurs enfants, veillent Ă  ce que tout paraisse normal.
Elles apprennent à lisser leurs émotions, à cacher les bleus sous un pull trop
large, à masquer avec un peu plus de maquillage les stigmates de la nuit passée,
Ă  inventer des excuses pour les absences, les silences, les regards fuyants.

Et puis vient le soir. Quand la porte se referme. Quand les enfants dorment.
Quand le silence devient lourd.

Il suffit d’un mot, d’un regard, d’un geste mal interprĂ©tĂ©… et la peur revient.

Les coups. Les paroles qui blessent. La tension qui serre le corps.

Résister. Encaisser. Se taire. Se répéter que ça passera. Que demain sera
diffĂ©rent. Que tenir encore est possible…

… Parce qu’il y a aussi l’amour ou ce qu’il en reste.

Des souvenirs. Des dĂ©buts heureux. Des moments oĂč tout allait bien. Des
promesses faites un jour. SincĂšres, sans doute sur le moment.

Cet amour qui empĂȘche de partir net, qui fait espĂ©rer encore. Cet amour qui
brouille les frontiĂšres entre ce qui fait mal et ce qui attache.

Il y a aussi cette phrase, souvent lancée avec de bonnes intentions : « Mais
pourquoi tu ne le quittes pas ? »

Comme si c’était simple. Comme si partir ne demandait pas une force immense.
Comme si tout ce qui lie pouvait se défaire en un instant.

Parce que ce n’est pas un manque de volontĂ©. C’est un enchevĂȘtrement de peurs.

Il y a la peur de se retrouver seule.Vraiment seule. Sans appui. Sans relais. Sans
personne à appeler quand tout s’effondre.

Il y a la peur de manquer. D’argent, de logement, de travail. Et la question
obsédante : « Comment je vais faire ? »

Il y a aussi le vertige intĂ©rieur : Qu’est‐ce que je vais devenir ? Qui vais‐je ĂȘtre
sans lui ?
Serai‐je capable ?

Et surtout, il y a la peur la plus déchirante, celle de perdre ses enfants. De les voir
partir. De les voir souffrir. De ne plus pouvoir les protéger.
Cette peur ancre, fige, bloque, et empĂȘche de prendre certaines dĂ©cisions, mĂȘme
quand tout le reste crie que partir est nécessaire.

MĂȘme dans la peur, le cƓur continue de parler. Il se souvient. Il espĂšre. Il cherche
des signes de changement.

Il murmure parfois : « Il peut changer. » ; « Ce n’est pas toujours comme ça. » ; «
Il souffre aussi. »

À l’intĂ©rieur, une lutte silencieuse s’installe entre la raison qui alerte et le cƓur qui
s’accroche.

Mais un jour, ce mĂȘme cƓur murmure autre chose : « Je mĂ©rite autre chose. » ; «
Mes enfants méritent autre chose. » ; « Ma vie ne peut pas se résumer à survivre.»

Ce murmure est fragile mais il est précieux.

Le programme Me relever est né pour offrir un espace sécurisant à celles qui ont
tenu trop longtemps, pour dĂ©poser ce qui a Ă©tĂ© vĂ©cu, reconstruire l’estime de soi,
retrouver de la force intĂ©rieure et avancer, pas Ă  pas, vers une vie oĂč la peur n’a
plus sa place.

OSmosE — A trĂšs vite pour la prĂ©sentation de mon programme “Me relever”.
Catherine

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