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Quand l’école fait mal.

Camille était une bonne élève. Pas parce qu’elle voulait briller mais parce qu’elle
aimait comprendre, apprendre, faire bien.
Elle levait la main souvent. Elle savait. Elle aidait quand on lui demandait. Et, sans
le savoir, cela dérangeait.
Camille était aussi une adolescente sensible. Très sensible. Elle ressentait tout,
sans filtre. Les regards, les silences, les mots lancés à la va-vite.
On la voyait droite, calme, réservée. Certains la considéraient comme une
princesse, froide, hautaine, distante comme si rien ne l’atteignait.
Mais c’était faux.
À l’intérieur, Camille ressentait tout, trop fort. Elle se retenait. Elle encaissait. Elle
pleurait en silence.
Elle voulait simplement être aimée. S’intégrer, ne pas faire de vagues.
Mais à l’école, certaines camarades ont commencé à se moquer. Pas parce
qu’elle « savait tout ». Parce qu’elle était différente, parce qu’elle était jolie…
même si elle n’en avait pas conscience.

Les mots n’étaient pas toujours violents.

Souvent, ils étaient déguisés en rires, en
remarques anodines, en petites phrases répétées.
Et c’est parfois cela, le plus douloureux.
Camille a commencé à se renfermer. A parler moins, à lever moins la main, à
douter de ce qu’elle pensait.
Son corps, lui, a parlé. Des maux de ventre le matin.Une boule avant d’aller en
classe. Une fatigue qu’on ne comprenait pas.
À l’intérieur, quelque chose s’abîmait. La confiance, l’estime d’elle-même, cette
certitude qu’elle avait le droit d’être comme elle était.

Camille a commencé à croire qu’elle était « trop ».

Trop sensible, trop différente…
Alors, elle a essayé de devenir moins. Moins visible, moins elle-même.

Le harcèlement scolaire ne laisse pas toujours de traces visibles mais il marque
profondément. Il apprend très tôt à se taire, à se conformer, à douter de sa valeur.
Les blessures ne naissent pas à 35 ou 45 ans.Elles prennent souvent racine à
l’adolescence.

Doutes, hypersensibilité, besoin d’être aimée, harcèlement, pression scolaire,
regard des autres, manque de confiance…
Aujourd’hui, en accompagnant des femmes, je retrouve souvent cette
adolescente-là.

Celle qui a appris trop jeune à se faire petite. Celle qui porte encore, des années
plus tard, cette blessure invisible.

Je rencontre aussi des adolescentes qui vivent aujourd’hui ce que Camille a
traversé. Celles qui doutent d’elles-mêmes, qui pensent être « trop » ou « pas
assez », qui cachent leurs émotions pou s’adapter.

Accompagner les adolescentes, c’est prévenir plutôt que réparer, offrir des mots là
où il y a des silences, leur permettre de se comprendre avant de se juger, les
aider à construire une estime d’elles-mêmes plus solide.

OSmosEA très vite pour la présentation de mon programme “Me découvrir”.
Catherine

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